Blog de la super région France-Luxembourg-Suisse

« Va, et toi aussi fais de même » – Luc 10, 37

Les temps forts de la journée :

C’est aujourd’hui le dernier jour du rassemblement. De la joie d’avoir vécu 5 jours exceptionnels de rencontres, de prières, de chants, d’enseignements, de témoignages. Mais aussi beaucoup de tristesse de se séparer, de quitter nos amis français, brésiliens et tous autres horizons. Échanges de petits cadeaux et d’adresses se réalisent avec le sourire. Les organisateurs brésiliens font encore preuve de leur gentillesse et leur disponibilité. Un grand merci à eux !

Vivons ensemble ces derniers instants. Nous prendrons ensuite le temps de digérer tout cela, de relire les textes des conférences, de réentendre les témoignages et les chants, de revoir les photos et vidéos.

  • La méditation de Timothy Radcliffe

Que la Parole devienne chair
Bien que les Équipes Notre-Dame ne soient pas un mouvement d’action, elles veulent être un mouvement de personnes actives.

Avec la grâce de Dieu, nous pouvons changer le monde
Face à la souffrance du monde, nous nous sentons impuissants mais avec la grâce de Dieu, nous pouvons changer le monde. Sainte Catherine de Sienne a, par exemple, changé le monde en rencontrant le pape.

Notre action doit être enracinée dans la Parole de Dieu
Souvent nous sommes tentés de réagir au lieu d’agir. Or Dieu a porté une Parole de grâce qui se réalisera. L’Amour aura le dernier mot. Nous découvrirons ce que nous pouvons faire avec la grâce de Dieu. Il nous faut le vivre et aider les autres à devenir des personnes actives.

« Va et fais de même »
Jésus était la victime innocente mais il était libre. Il ne nous dit pas  « va et fais la même chose » mais « va et fais de même ». Dieu nous donne le courage de le faire avec la grâce de Dieu. Aux équipes Notre-Dame, le couple évolue au milieu des deux sacrements, le sacrement du mariage et le sacrement de l’Ordre. Les familles chrétiennes sont ainsi portées par le don du Saint-Esprit.

  • Transmission de la Responsabilité  ERI

Il y a 6 ans, lors du rassemblement de Lourdes, Maria-Carla et Carlo Volpini recevaient la responsabilité de l’équipe responsable internationale du mouvement. Ils ont exprimé avec beaucoup d’émotion les merveilles vécues au cours de ces 6 années avec l’équipe qui les a accompagnés. Et la délégation italienne a su leur exprimer leurs remerciements du chemin accompli.

Ce sont To et Zé Moura Soares, équipiers portugais, qui reprennent le témoin, avec une équipe partiellement renouvelée. La forte délégation portugaise a manifesté son soutien de façon amicale et démonstrative, rejointe rapidement par l’ensemble de la salle.
Dans leur message, To et Zé ont tracé les grandes lignes de leur action future au service des Équipes Notre-Dame : nous sommes invités à partir, oser et aimer !

  • Eucharistie, présidée par Monseigneur Giovanni d’Agnielo, nonce apostolique

Après le message du Saint Père au début du rassemblement, le conseil pontifical pour la famille a transmis un nouveau message aux équipiers : annoncer la beauté de la famille. Oser l’évangile, c’est répondre à la demande du Seigneur et être au service de l’Église et de la société.

Les participants en parlent :

« La parabole du bon samaritain a pourtant été décortiquée mille fois. Et pourtant Timothy Radcliffe en trouve encore une lecture que je partage : dire « Va et fais de même » est différent de « Va et fais la même chose ». Jésus renvoie le lévite à lui-même pour savoir ce qu’il doit faire. »

 » La question de Timothy Radcliffe est directe : « Pouvez-vous faire cela ? ». Et la réponse aussi : « Vous êtes un mouvement de personnes actives. Vous devez répondre : Oui, nous le pouvons, avec l’aide de Dieu ! ». »

 » J’aime beaucoup ce qu’ont dit les Volpini : « Si les promesses du futur disparaissent, le désir du présent s’efface ». Et les Moura-Soares insistent : « nous sommes invités à partir, oser, aimer. » Ce programme me plait bien ! »

 Se nourrir, approfondir :

Prier avec les pèlerins de Brasilia :

  • La prière du jour

Seigneur, devant ta mère Aparecida, illuminée par la lumière de ton Esprit-Saint, nous voulons te dire maintenant :
Nous sommes convaincus qu’il est urgent de transmettre ta bonne nouvelle à tous, d’annoncer ton Evangile et d’être témoins de la foi.
Nous croyons que ton Esprit-Saint souffle de vie nous renouvelle et nous rend audacieux pour déclarer publiquement notre amour pour toi.
Nous n’avons pas honte d’être des saints.
Nous n’avons pas peur d’être missionnaire.

La journée en images :

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« Prends soin de lui, je paierai à mon retour » – Luc 10,35

Les temps forts de la journée :

  • La méditation de Timothy Radcliffe

Si nous nous aimons, nous devons lâcher-prise

Dans le couple, on se donne mais on ne sait pas ce que cela nous coutera. On ne peut imaginer quel sera le destin de notre conjoint, de nos enfants… Pourtant nous vivons dans une société qui a besoin de tout contrôler, tout gérer, tout évaluer. L’Eglise aussi est parfois tentée par cette attitude de contrôle. Cependant, l’Amour donne plus que ce que nous espérons à l’avance. Jésus lui-même se donne à nous sans réserve.

Vivre l’incertitude avec joie

Les Equipes Notre Dame ont pour mission d’encourager les couples à prendre des risques en Amour. Il nous faut accepter de perdre le contrôle de nos projets et laisser Dieu nous guider. Prions Dieu pour renverser nos projets et nous libérer de nos peurs.

  • La conférence du jour (Père Londono)

La Parabole du Bon Samaritain, une référence

Cette Parabole a inspiré des papes, des prêtres, des sculpteurs, des peintres, des musiciens, des écrivains, des poètes depuis que Jésus nous l’a transmise. Elle est toujours pleine de fraicheur et de nouveauté. Cette Parole vient à notre rencontre pour nous faire découvrir une voie.

La figure du bon samaritain, à la fois divine et humaine

C’est l’histoire d’un homme déchu qui attend son prochain. Il se fait frère. Il possède en lui, « dans ses entrailles », le don de miséricorde. Dans notre société actuelle divisée, la parabole du bon samaritain apparaît comme un modèle d’action. Elle permet de dépasser les divisions pour avancer ensemble.

Invitation à agir

C’est une invitation à ne pas se croiser les bras car les pauvres, innombrables, nous tendent les bras. Ils se sentent abandonnés, exclus, méprisés, isolés et ne savent plus dans quel lieu exprimer leur souffrance.

Le point de rencontre, la vie éternelle

Le lévite tente de mettre Jésus à l’épreuve et Jésus lui répond par la parabole du bon samaritain. Nous n’avons pas de prochain autre que celui que nous révélons par notre attention, notre regard, notre compassion. C’est un appel initial à être à l’image et à la ressemblance de notre Seigneur.

  • L’engagement envers les couples en difficultés  (Clarita et Edgardo Bernal)

Devoir de vivre une spiritualité incarnée

Pour vivre une spiritualité engagée les couples doivent être confrontés à des réalités différentes et ne pas rester cloisonner. Les laïcs doivent agir dans l’Eglise : « Vous êtes le sel de la terre ».

Présentation de Tandem, de Reliance dans le monde

  • Les ENDJ (Claudia et Paulo dos Santos, Isabel et Paulo Amaral)
  • L’Eucharistie
  • La réunion brassée

Témoignage d’un prêtre syrien participant : « J’ai reçu beaucoup de joie mais je reste très triste. Mon pays est un pays souffrant. Je suis avec vous mais mon cœur est en Syrie, à Alep. Ici j’ai reçu tant de soutien et de manifestation de solidarité pour mon pays que je me sens vraiment frère. Chaque jour, je me dis : « Pourquoi mon pays vit tant de souffrances ? » cependant je sais que Dieu m’aime alors je lui dis merci pour toutes ces joies et je lui dis merci aussi pour ces souffrances. La messe est primordiale pour moi. Chaque jour, chaque seconde, je remets mon pays dans les mains de Dieu. Ce n’est pas facile d’être vraiment présent ici mais Dieu ne me quitte pas. Les Français ont été particulièrement proches de ma peine. Les trois réunions brassées que j’ai vécu avec vous les couples Français et nos amis des Etats-Unis, d’Angleterre et de Trinidad-Tobago ont été source de communion fraternelle. J’ai pu prier et chanter avec vous en arabe pour mon pays. Personne ne pouvait comprendre ce que je disais mais tout le monde comprenait mon cœur.« 

  • La soirée festive offerte par les cariocas

Les participants en parlent :

« Nos projets humains ne sont pas toujours divins… J’ai aimé le proverbe de Timothy Radcliffe : Si tu veux faire rire Dieu, raconte-Lui tes projets. »

 « Le mystère du don, vu par Timothy Radcliffe : Quand vous vous donnez l’un à l’autre, vous ne pouvez pas savoir ce que la vie vous donnera en retour. Oser l’Evangile, c’est avoir cette confiance. »

« C’est vraiment difficile d’aider un couple « en difficulté » : Établir le contact, avoir un regard de compassion sans jugement… »

 « Il faut un troisième œil pour voir les personnes en difficulté et une troisième oreille pour les entendre. »

 Se nourrir, approfondir :

Prier avec les pèlerins de Brasilia

  • La prière du jour

Ô Père, Toi qui a envoyé ton Fils pour semer la parole du royaume, accorde-nous de cueillir, dans la joie, les fruits de ta parole semée par nos actes.

Ô Père, Toi qui as envoyé ton Fils pour réconcilier le monde avec Toi, fais que nous collaborions à l’œuvre de la réconciliation de toute l’humanité.

La journée en images

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« Il fut ému de compassion » – Luc 10,33

Les temps forts de la journée :

  • La méditation de Timothy Radcliffe : la compassion

Voir l’Autre comme un frère

Il est important de considérer la personne comme un frère même si je ne peux le connaître totalement, même si nos chemins ne se croisent plus à l’issue d’une rencontre. D’ailleurs, le samaritain prend soin de l’homme blessé et s’assure qu’il sera pris en charge dans une auberge, puis il poursuit son chemin. A l’image de l’archevêque de Recife, Dom Helder Camara, qui fut l’apôtre des pauvres au Brésil. Lorsque l’un de ceux dont il s’occupait, était arrêté par la police, il appelait celle-ci et s’écriait : « Vous avez arrêté mon frère, relâchez-le immédiatement ! ».

Respecter l’altérité de l’Autre

L’autre est unique. On ne peut ni le connaître totalement, ni se substituer à sa douleur. Jésus est comme le samaritain. Il reçoit la compassion de l’homme blessé et manifeste à son tour de la compassion pour celui-ci. Dans le mariage comme dans la vie religieuse, nous apprenons la réciprocité de la compassion. Si on regarde l’Autre sans accueillir sa propre compassion avec humilité, alors nous revendiquons une certaine supériorité sur la personne. Dieu nous voit tel que nous sommes.

Les Équipes Notre Dame, un lieu privilégié de compassion réciproque

Les Équipes Notre Dame permettent de vivre cette compassion réciproque, entre les couples mais aussi avec les conseillers spirituels. Dans une équipe,  le prêtre n’a pas qu’un rôle de guide, il est un  équipier à part entière, présent avec toute sa vulnérabilité,  qui aime son équipe mais qui a surtout besoin d’Amour !

  • La conférence du jour : la compassion et le couple (Françoise et Rémi Gaussel, Florence et Jean-Philippe Joubert)
    Il y a dans toute rencontre une part de mystère et d’enchantement, cependant il n’est pas si facile de « se faire le prochain »  et d’ « être le prochain » de son conjoint. Il y a un lien profond entre compassion et compréhension de son conjoint pour trouver une harmonie de couple. L’harmonie du couple et de la société dépend de la compréhension entre l’homme et la femme.

Par ailleurs, une juste distance est à trouver entre l’homme et la femme pour vivre cette harmonie de couple. Si le couple est fusionnel, quand l’un trébuche, l’autre aussi. Si le couple est trop distant, quand l’un trébuche, il souffre de la condescendance de son conjoint et s’isole.

La solution pour ajuster cette distance est de trouver la complétude dans l’Amour de Dieu. La relation spirituelle avec le Père nous soustrait à la domination de l’Autre et nous aide à vivre une communion plutôt qu’une fusion. Par ailleurs, elle permet également de vivre avec confiance l’indissolubilité de la relation conjugale car chacun trouve son espace nécessaire pour vivre. Puiser dans la miséricorde divine nous aide à pardonner à notre tour. « Seigneur, accompagne nous sur le chemin de la compassion ».

  • Le témoignage de Terezinha et Daniel Godri, couple brésilien en charge d’une maison d’enfants blessés par la vie
    Ce couple a ouvert une maison pour héberger des enfants gravement malades et leur famille. Avec beaucoup d’émotion et de compassion, ils nous ont présenté plusieurs enfants malades dont ils se sont occupés ou s’occupent encore, leur espérance, leur souffrance, leur foi aussi. L’un d’entre eux, peu de temps avant de mourir, s’est écrié : « Seigneur, tu es mon Berger, rien ne saurait me manquer » (psaume 23).
  • Présentation des intercesseurs (Jean-Michel Vuillermoz, Sola et Sergio Croccoli, Maria Cristina et Jorge Zea)

Pour le Père Caffarel, « La prière des intercesseurs n’est autre que la prière du Christ, sinon elle ne serait pas ». Jésus était lui-même intercesseur auprès de son Père. La prière des intercesseurs est le propre d’un cœur accordé à la miséricorde de Dieu. Dans l’intercession, celui qui prie ne songe pas à ses propres intérêts. Par celle-ci, nous participons au projet de Dieu pour notre monde : « sauver tous les hommes ». A l’heure actuelle, il existe environ 4 000 intercesseurs dans le monde pour les Équipes Notre-Dame. Ils consacrent une heure de prière par mois à heure fixe sous différentes formes : la louange, l’offrande, la contemplation, le jeûne… Depuis 1960, cette chaîne de prière existe sans discontinuité. Les intercesseurs témoignent de la grâce de la prière pour eux autant que pour ceux pour qui ils prient (et qu’ils ne connaissent pas). Un grand appel est lancé pour augmenter le nombre des intercesseurs dans le monde afin de manifester la puissance de l’Amour.

« Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller une heure ?» Mc 14,37

  • L’Eucharistie, présidée par Monseigneur Harris, évêque de Trinidad-et-Tobago

Tendre une main aimante vers la création

A l’image de Saint François d’Assise, il est important de voir toute chose créée comme frère et sœur. Pour cette raison, Saint François prêche aux hommes et aux oiseaux et s’adresse à Dieu de la même façon. Dieu créa l’univers en harmonie. Harmonie perdue à cause du péché originel.  Jésus-Christ est venu restaurer cette harmonie. Et nous, ses disciples, nous devons continuer son œuvre. Dans la parabole du bon samaritain, l’homme blessé symbolise l’harmonie blessée. Fidèle au projet de Dieu, le samaritain restaure cette harmonie blessée comme saint François d’Assise avec le lépreux. Cette restauration n’est possible que si nous voyons l’autre comme un égal. Dans le mariage, la responsabilité de chaque époux est de faciliter cette harmonie. Lorsqu’une relation conjugale est vécue ainsi. le sacrement du mariage devient alors sacrement de la compassion et image de la Trinité bienheureuse.

  • L‘acte public

16h. Nous voici tous rassemblés sur l’esplanade des Ministères à Brasilia pour dresser une cathédrale vivante de 8 000 personnes. Habillés de blanc, agitant symboliquement nos foulards blancs, nous entonnons joyeusement le magnificat en portugais. Puis, assis sur des tabourets en carton aux couleurs de Brasilia 2012, nous vivons un temps de DSA. Etonnant moment de recueillement collectif en couple dans cet espace public central, à deux pas de la cathédrale. Il fait beau.

Un hélicoptère vient troubler la sérénité de ce lieu de paix. Nous l’accueillons par des chants et en agitant à nouveau nos foulards. Tout à coup, il déverse des pétales de fleurs rouges sur toute l’esplanade. Les applaudissements fusent et nous nous séparons à nouveau sur le Magnificat, croisant les brésiliens qui quittent leur travail…

Les participants en parlent :

« Juste avant notre départ pour Brasilia, un jeune couple de notre secteur nous annonce son départ pour Port-Gentil (Gabon) et voudrait intégrer une équipe Notre-Dame sur place. Arrivés à Brasilia, nous prenons notre premier petit-déjeuner avec un couple africain… responsable du secteur de Port-Gentil ! Contact établi ! »

« J’ai particulièrement retenu de la conférence de ce matin : « il ne faut pas confondre communication, communion et fusion dans le couple ».

« L’acte public, on ne voyait pas bien ce que cela allait être. On a vu. Inimaginable chez nous : 8000 catholiques vivant leur foi en couple dans l’espace public central de la capitale du Brésil à l’heure de sortie des bureaux. Très fort, au moins pour nous. Ambiance indescriptible »

Comme prêtre, on s’est retrouvé un peu seul avec la feuille du DSA… J’ai été surpris par ces couples, beaucoup de tendresse… On avait l’impression d’être chez chacun d’eux… J’ai contemplé ces relations d’amour, me disant qu’il en était de même entre le Christ et son Église. »

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Prier avec les pèlerins de Brasilia

  • La prière du jour

Oui, nous irons en pèlerinage (Michel Berche)

On ne va pas en pèlerinage tout seul, mais avec d’autres.
On échange, on prend les intentions des autres, on prend « plus grand ».
On écoute l’Evangile, il prend sa place au centre de notre vie.
On écoute les grandes intentions de l’Eglise, on ouvre son cœur.
On découvre, à travers des témoignages, ce que Dieu dit aujourd’hui.

Louez sois-tu, Seigneur

La journée en images

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« Il le vit » – Luc 10,33

Les temps forts de la journée :

  • La méditation de Timothy Radcliffe

La méditation d’aujourd’hui a porté sur le regard.
Lorsqu’ils descendent la route de Jérusalem vers Jéricho, le prêtre et le lévite ne regardent pas vraiment. Ils ne veulent pas voir l’homme blessé sur le bord de la route, ils regardent de l’extérieur en fonction de leur propre préoccupation. Alors que Jésus Lui voit Nathanaël sous le figuier, Zachée dans l’arbre, la petite pièce de la veuve. Il nous incite à regarder de l’intérieur, à regarder le cœur de l’homme, sa bonté, sa générosité, ses qualités et à voir l’invisible.

Regarder le cœur de l’homme n’est pas un regard facile. Lorsque Jésus, lui-même guérit l’aveugle, il s’y prend à deux fois. Au début, l’aveugle ne voyait que les arbres et ensuite, il a retrouvé toute sa vue. Pour les mariés, on retrouve beaucoup de similitude. Au début, le couple se regarde droit dans les yeux. Puis, petit à petit, il ne se regarde plus, il devient presque aveugle. Regarder le cœur de son conjoint, c’est le regarder avec amour, vérité et sincérité.

Apprendre à regarder les personnes blessées
Lorsque vous rencontrez des divorcés remariés ou des couples homosexuels, ne commencez pas par les regarder pas comme un problème. Commencez à voir ce qui est bon dans l’amour de ces personnes. Le plus grand défi est de voir en vérité ce que nous voyons comme ennemi. Jésus ne vient pas solutionner les problèmes. Il nous propose de voir ce qui est bon dans chaque personne, y compris et surtout, celles qui semblent loin de nos préoccupations ou de notre mode de vie.

Apprendre à voir les pauvres
Nous devons apprendre à voir les pauvres si souvent invisibles à notre regard. Tout le monde se tourne vers les riches. Pourtant, juste avant la parabole du bon samaritain, Jésus explique à ses disciples que ce sont les yeux des saints qui voient les pauvres.

  • La conférence du jour (Carlo et Maria Carla Volpini)
    Apprendre à regarder les sentiments
    Lorsqu’on regarde la scène, les personnages se dirigent de Jérusalem, la ville céleste et sainte, à Jéricho, la ville païenne ou encore notre monde séculier. Nous pouvons regarder en même temps les pensées et les sentiments de l’ensemble des personnages. Ils sont entre Jérusalem et Jéricho ou encore entre la vie et la mort. L’homme blessé est dans la même condition, entre la vie et la mort. Et nous, nous sommes sur ce même chemin.
    Apprendre à regarder les contrastes
    Pour le Père Caffarel, chaque histoire de l’humanité est une histoire de contrastes. Actuellement, nos sociétés sont en pleine crise sociale, entre la vie et la mort. Les « brigands » sont toujours présents prêts à nous agresser, à nous détourner de Dieu, à nous éprouver à nous laisser à demi-morts. Qui sont les brigands d’aujourd’hui dans nos sociétés ? Comment choisissons-nous de relever ce défi ?
    Qui suis-je ?
    Le prêtre, c’est moi lorsque je ne regarde que les rites. Le lévite, c’est moi, lorsque je ne vois que les lois, mais je suis aussi le bon samaritain qui voit le cœur des hommes. Voir, c’est distinguer, discerner, ouvrir les yeux avec ceux de l’Esprit.
    Pourquoi le samaritain réussit-il à voir ?
    Il voit parce qu’il ne se construit pas de barrière, parce qu’il va toucher l’homme blessé. Le fait-il par générosité ? On ne le sait pas, mais lorsqu’il s’approche de l’homme souffrant, il se fait présent au besoin de l’homme et souhaite le voir vivre. On ne peut pas vivre à côté des autres car alors on manque le rendez-vous avec la vie. Pour le prêtre et le lévite, le corps de l’homme fait opposition mais en même temps il crée une relation. Dans le mariage, il faut regarder en profondeur pour rendre vivant ce sacrement de vie. Comment répondons-nous à l’appel de la relation qui vient à nous ? Jésus répond : voir et aimer.
  • Les témoignages
    Pascale et Gérard Gouges ont présenté la situation du couple et de la famille leur pays, l’Île Maurice. Les évolutions sociales et économiques bousculent les relations dans le couple, dans la famille. Les Équipes Notre-Dame sont une voix qui portent, dans l’Église et dans la société, les valeurs cohérentes avec le rôle essentiel du couple et de la famille dans le bonheur de l’homme.
  • Exposé sur le partage (Alvarado et Mercedes Gomez-Ferrer)
    Le partage reste une étape essentielle de la vie d’équipe. A partir de leur riche expérience, Mercedes et Alvaro ont développé pourquoi le partage est un point-clé, et qu’humilité et persévérance sont à promouvoir sans relâche, les bons jours comme les mauvais jours.
  • L’Eucharistie (présidée par Monseigneur Eric de Moulin-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris)

« Je suis la vigne, vous êtes les sarments ».
Vivre le sacrement du mariage, c’est comprendre que la relation entre l’homme et la femme est à l’image de celle du Christ avec l’Eglise. L’Amour de l’un pour l’autre puise dans l’Amour de Dieu manifesté en Jésus et par Jésus. Jésus est la vigne dont le Père prend soin et nous sommes les sarments par qui le cep donne du fruit. Notre société occidentale sécularisée est mise à l’épreuve ainsi que notre fidélité à Dieu. Ne nous résignons pas ! L’image de la vigne nous y appelle. Dieu se sert de tout ce que nous subissons pour nous dépouiller. A quoi sommes-nous attachés ? Aux Equipes Notre Dame, nous sommes enracinés dans le Christ, non pas pour sauvegarder un modèle mais pour vivre de la Vérité que Dieu nous donne. Si, comme le cep, nous sommes enracinés en Jésus, Dieu le Père nous permettra de porter du fruit en abondance.

  • La réunion brassée

« La deuxième fois est déjà une habitude ! Notre équipe, déjà très cosmopolite, a accueilli aujourd’hui le père Jean qui vient de Syrie et un couple d’italiens. Nous avons continué de cheminer sur l’évangile du Bon Samaritain en nous arrêtant plus précisément sur la phrase « il vit ». Chacun a pu partager sur sa capacité à voir vraiment l’autre, ses attitudes dans ses transformations familiales et sur le partage en équipe comme instrument d’analyse sur ses choix de vie et sa Foi. Pour conclure et à la demande du père Jean nous avons pris une minute de silence pour les syriens et plus particulièrement pour sa maman à Alep (en plein cœur des combats de ces derniers jours). Puis,  il a prié en chantant en arabe. Quelle force de pouvoir joindre nos prières à celles du monde entier ! »

Les participants en parlent :

« C’était extraordinaire ce temps de prière en équipe brassée où chaque équipe, se resserrant, arrivait à s’isoler du brouhaha extérieur.« 

 « Ce qui m’a frappé, c’est l’importance des Equipes Notre-Dame dans le parcours des couples de notre réunion brassée.« 

 « Timothy Radcliffe nous a dit des choses tellement simples et évidentes, mais tellement difficiles à vivre dans la durée : hier la conversation, aujourd’hui le regard. Depuis quand avez-vous regardé votre conjoint nous a-t-il demandé ?« 

 « Nous aussi le regard a été décisif dans notre rencontre et notre amour. Merci à Maria-Carla et Carlo Volpini d’avoir osé dire son importance au début de la vie conjugale, mais aussi à chaque instant de notre histoire.« 

 Se nourrir, approfondir :

Prier avec les pèlerins de Brasilia :

  • La prière du jour

Esprit-Saint, vous êtes le souffle du Père et du Fils. Dans la plénitude de l’éternité, vous nous avez été envoyé par Jésus, pour nous faire comprendre tout ce qu’Il nous dit et nous conduire à la vérité complète. Vous êtes, pour nous, Souffle de vie, Souffle créateur, Souffle sanctificateur. C’est Vous qui renouvelez toutes les choses. Nous Vous demandons, humblement, que Vous nous donniez Vie et que Vous habitiez en chacun de nous, en chacune de nos familles, en chacune de nos équipes, pour que nous puissions vivre le sacrement de mariage, comme un lieu d’amour, un projet de bonheur et un chemin de sainteté. Amen

La journée en images

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« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho » – Luc 10,30

Les temps forts de la journée :

  • L’Eucharistie

Les premières paroles furent celles de Maria et Carlo  Volpini, responsable  de l’Equipe Internationale (ERI),  destinées à ceux qui n’ont pu venir à Brasilia pour ce XIème rassemblement des Equipes Notre Dame. La rencontre commence déjà par la communion et l’union de prière avec  les équipiers du monde entier.  Nous ne pouvons garder la spiritualité du Père Caffarel  pour nous. L’œuvre du Père Caffarel a dépassé les frontières pour s’incarner  comme itinéraire de vie et chemin d’amour universel. Par le sacrement du mariage, nous renouvelons notre foi avec le modèle de la sainte famille de Nazareth.  L’Amour en Dieu est l’unique force dans laquelle nous pouvons puiser pour transformer notre monde : « va et fais de même ».

Dans son homélie, Dom Raymundo, Cardinal Damasceno Assis, Archevêque d’Aparecida (Etat de São Paulo), Président de la Conférence Nationale des Evêques du Brésil définit les objectifs de cette rencontre internationale : rechercher le courage d’aimer, accepter le changement en profondeur de nous-même. Car l’amour conjugal est un défi. Il faut du courage et de la confiance dans l’Amour miséricordieux du Père pour aimer gratuitement. L’amour conjugal est exigeant car c’est un amour unique, exclusif et définitif. Il implique d’être séduit par l’Amour du Christ pour son Père.  Il implique également d’être confiant dans le pouvoir du Christ malgré les difficultés. C’est une audace sans illusion. Un bonheur partiel. Ou plutôt une promesse de bonheur. Osons l’évangile !

  • La conférence du jour (Père Timothy Radcliffe)

Comment être fidèle à notre charisme original du mariage dans notre société sécularisée, matérialiste et parfois violente ? A la lumière de la parabole du samaritain, le Père Timothy Radcliffe nous a apporté des éléments de réponse avec beaucoup de délicatesse et d’humour…

L’Amour est une conversation. Lorsque Jésus raconte la parabole du bon samaritain aux hommes de loi, c’est une conversation. Lorsque le prêtre nous livre son homélie, c’est une conversation. Lorsque Saint Dominique créé l’ordre des dominicains, c’est aussi le fruit d’une conversation avec un aubergiste. Jésus, Verbe de Dieu, nous invite à cette conversation pour découvrir celle qu’il avait lui-même avec son Père. Que pouvons -nous dire devant la souffrance d’un couple qui se sépare, un couple qui perd un enfant… si nous ne passons pas par la conversation ? Se mettre dans la peau de l’Autre, trouver les mots justes n’est possible que par la grâce de Dieu. Cette grâce créé un nouvel espace dans lequel nous pouvons avancer malgré les difficultés.

L’éthique sexuelle est une conversation. La sexualité est une conversation avant même d’être un acte physique. La première question avant de se donner à son conjoint n’est pas : est-ce permis ? mais, qu’est-ce que je peux lui dire ? La sexualité est avant tout un acte de communion et de communication, une conversation avec son conjoint. L’éthique sexuelle nous enseigne comment vivre notre disponibilité et notre générosité.

La conversation est révélation. Dans la parabole du bon samaritain, l’homme de loi est égocentrique car il ne voit que son point de vue d’homme de loi. Cette parabole nous dit quelque chose du mariage car c’est un contrat où deux personnes s’engagent à se découvrir mutuellement et permettre à l’Autre de se révéler. La conversation permet de dépasser son propre point de vue. Il faut laisser de côté notre auto-définition. Nous ne savons pas quel est notre prochain. Être marié par le sacrement du mariage, c’est se laisser surprendre par soi-même et par l’Autre.

La Sainte Cène, une icône du sacrement du mariage. Lors de son dernier repas, Jésus a donné son corps pour toujours. La fidélité est source de l’Amour éternel de Dieu. Comme pour Saint Pierre, il n’est jamais trop tard pour recommencer car Saint Pierre a mis longtemps avant de  devenir un roc. Les autres disciples aussi se sont enfuis lorsque Jésus a été livré. Jésus prend la trahison et en fait un cadeau : «Ceci est mon corps livré pour vous ». Notre amour fidèle est la possibilité pour l’Autre de respirer, de laisser être. Par la conversation avec l’Autre, nous apprenons à aimer avec sensibilité, générosité et une grande paix. Si nous guérissons notre couple de la violence alors nous serons porteurs de la paix du Christ. Nous sommes tous appelés à être des amants fidèles et vulnérables grâce à l’Amour de Dieu.

  • Le point sur la béatification du Père Caffarel (Père Marcovits, Marie-Christine Génillon, Geneviève et Hervé de Corn)

Le point fait par le Père Marcovits sur la cause de béatification du Père Caffarel a été l’occasion pour Geneviève et Hervé de Corn de rappeler l’importance de la charte des Équipes Notre-Dame dans le charisme et le développement du mouvement.

  • Les réunions brassées

Nous sommes sous l’immense palais des expositions. Imaginez plus de 700 tables dressées et des équipiers qui naturellement prennent place dans l’équipe désignée. Pendant plus d’une heure et demie et après s’être présenté nous échangeons sur le « prochain » que le Christ nous appelle à aider. Les équipes sont vraiment brassées et nous nous retrouvons avec des couples d’Angleterre, des USA, de Trinidad et Tobago et de France autour d’une même table. Malgré cette diversité et par la grâce de l’esprit visionnaire du père Caffarel,  nous partageons en confiance et prions (en anglais à notre table !) ensemble pour toutes ces intentions qui nous accompagnent. Nous nous retrouverons avec joie demain pour poursuivre ces échanges…

Les participants en parlent :

« Le Père Radcliffe : direct et précis sur les sujets délicats. On avait besoin d’entendre des paroles d’ouverture sur certains sujets. »

 « J’ai trouvé très justes les propos du Père Radcliffe sur la conversation : comment (re)connaître quelqu’un si l’on ne commence pas d’abord par converser avec lui ? »

 » J’ai été touchée par les paroles du Père Radcliffe sur l’éthique sexuelle : pas seulement des gestes ou un acte, mais une conversation en paroles et avec le corps. »

 « Le centre Expo n’est pas beau, mais magnifique par l’accueil des brésiliens. »

 

Se nourrir, approfondir :

Prier avec les pèlerins de Brasilia :

La journée en images :

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« Seigneur, nous arrivons des 4 coins de l’horizon… »

Refrain connu, mais que nous chanterons différemment maintenant…
Depuis hier vendredi les pèlerins convergent vers Brasilia. Le plus grand nombre est arrivé aujourd’hui. Les brésiliens, les plus nombreux, sont venus en avion, en train, en car, en voiture, à vélo… Leurs voisins sud-américains et nord-américains sont là aussi.
Les équipiers d’Afrique et d’Amérique ont traversé l’Atlantique, ceux d’Asie et d’Océanie le Pacifique.
Et la vieille Europe est aussi arrivée sur cette terre où rayonnent les Équipes Notre-Dame depuis plus de 50 ans.

Au total, 5600 brésiliens, et 2000 français, luxembourgeois, suisses, argentins, portugais, italiens, et aussi polonais, slovaques, belarusses, libanais, syriens, mauriciens, maliens, ivoiriens, cap-verdiens, indiens, australiens, néo-zélandais…
55 pays représentés, immense foule bigarrée et pourtant unie par et pour un même mouvement.

L’accueil à l’aéroport et à l’hôtel fait honneur à la réputation des brésiliens: joyeux, heureux, vivant, amical.
Mais à peine installés, nous rejoignons le gymnase Nilson Nelson pour l’ouverture du rassemblement.

La cérémonie d’ouverture

A 16h (21h heure française…), nous rejoignons nos équipiers du monde entier, chacun portant le T-shirt à la couleur de sa super-région. Pour nous c’est le bleu. Les brésiliens sont en blanc, les argentins en ponchos bleus ciel, les italiens en rouge, espagnols et péruviens en jaune… Et les africains, vêtus de leurs tenues de parade, magnifiquement colorées et coupées…

Premiers échanges balbutiants (français, anglais, espagnol, quelques mots de portugais appris dans l’avion, et surtout un sourire et quelques gestes de salutation…), autour d’une collation de bienvenue. Les 7600 participants se retrouvent en rangs serrés devant les stands qui proposent des mets brésiliens. Les files d’attente sont l’occasion de converser avec ses voisins, en cherchant d’abord une langue partagée, souvent l’anglais… L’attente au Brésil : un temps de convivialité, de partage, de joie et de rire !
Des groupes se font et se défont, les retrouvailles sont nombreuses, dans son propre pays mais aussi avec des équipiers rencontrés dans d’autres rassemblements.

A 19h nous rentrons dans l’immense gymnase Nilson Nelson, c’est la cérémonie d’ouverture. D’abord l’ouverture « officielle » et publique, avec les discours qui vont avec. Celui disant l’importance et la fierté pour le Brésil d’accueillir ce rassemblement est très touchant.  Le message du pape est de loin le plus applaudi.
Puis c’est l’accueil de toutes les délégations, une à une, chacune avec son drapeau et un objet représentatif de son pays. Chacune à leur tourelles  font l’objet des vivats toute l’assemblée. A l’applaudimètre, le Brésil l’emporte haut la main. Mais ses voisins sont aussi bien présents: Argentine, Colombie, Pérou… Et les délégations syrienne et chinoise ont reçu une belle ovation.
La soirée s’est terminée par un beau magnificat chanté par la chorale et porté par toute l’assemblée.

Les participants en parlent

« Ce soir nous avons pris conscience de la dimension internationale du mouvement lors de l’accueil des délégations avec leur drapeau »

« Dans notre hôtel il y a beaucoup de couples africains. Ils ont préparé leur tenue spéciale pour Brasilia depuis 8 mois, entre l’impression et le tailleur »

« Un moment fort, l’émotion des brésiliens en voyant apparaître la Vierge d’Aparecida et la barque en procession »

A demain !

22h… Il est tard, le décalage horaire commence à faire son effet (il est 3h du matin en Europe de l’Ouest…). Juste le temps de charger quelques textes et photos et au lit. La suite demain !

Se nourrir, approfondir :

La journée en photos

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Aujourd’hui, 7640 équipiers Notre-Dame du monde entier convergent vers Brasilia.

Célébrations, méditations, conférences, réunions brassées, témoignages…
Avec un guide spirituel très attendu, le père Timothy Radcliffe, dominicain.

Pour la France, le Luxembourg et la Suisse, nous serons 550, dont 64 conseillers spirituels.

Nous porterons vos prières à chaque instant de ce rassemblement.
Nous voulons aussi partager avec vous, malgré la distance et le décalage horaire, les temps forts que nous allons vivre. Ce blog est fait pour cela. Il sera alimenté chaque jour de textes, photos, interviews.

Alors connectez-vous chaque jour ! Un petit message vous y invitera.

Le rassemblement international organisé tous les 6 ans a deux vocations :

  • Célébrer le bonheur de vivre en couple et en équipe dans un mouvement qui nous apporte tant,
  • Donner au mouvement l’élan et le souffle spirituel qui le porteront pendant les 6 prochaines années.

Rejoignez-nous sur ce blog, cette communion en vaut la peine !

Et déjà les premiers témoignages !

  • « Ça y est, on y est ! Quelle joie depuis qu’on s’y prépare. »
  • « 3500 personnes sont déjà là. La plus grosse vague sera cette nuit entre 0h et 8h. Un longue et joyeuse nuit… ».